Une fable délicate sur les signes annonciateurs qui mènent à des changements politiques destructeurs.                  A méditer.

Edité en  2009 

 

L'île où se déroule cette histoire est depuis toujours soumise à un étrange phénomène : les choses et les êtres semblent promis à une sorte d'effacement diaboliquement orchestré. Quand un matin les oiseaux disparaissent à jamais, la jeune narratrice de ce livre ne s'épanche pas sur cet événement dramatique, le souvenir du chant d'un oiseau s'est évanoui tout comme celui de l'émotion que provoquaient en elle la beauté d'une fleur, la délicatesse d'un parfum, la mort d'un être cher. Après les animaux, les roses, les photographies, les calendriers et les livres, les humains semblent touchés : une partie de leur corps va les abandonner. En ces lieux demeurent pourtant de singuliers personnages. Habités de souvenirs, en proie à la nostalgie, ces êtres sont en danger. Traqués par les chasseurs de mémoires, ils font l'objet de rafles terrifiantes... Un magnifique roman, angoissant, kafkaïen. Une subtile métaphore des régimes totalitaires, à travers laquelle Yoko Ogawa explore les ravages de la peur et ceux de l'insidieux phénomène d'effacement des images, des souvenirs, qui peut conduire à accepter le pire.

" Malaisie " D'Henri Fauconnier , Prix Gongourt 1930, recélant quelques Pantouns.

Henri Fauconnier est un écrivain français du xxe siècle, né à Musset, Barbezieux (en Charente) le 26 février 1879, mort à Paris le14 avril 1973, et enterré à Barbezieux. Il est connu principalement pour son roman Malaisie, qui lui valut le Prix Goncourt 1930. Il est le frère de Geneviève Fauconnier lauréate du Prix Femina en 1933. Il est également l’auteur de quelques tableaux et morceaux de musique. Il fait partie du Groupe de Barbezieux.

« Malaisie, à sa parution, connut un immense succès. C’est un livre qui n’a pas une ride. » (Raphaël Sorin, Le Matin, 27 janvier 1987)

« La première lecture dans les années cinquante m’avait subjugué. Près d’un demi-siècle s’est écoulé, le bonheur demeure. N’en est-il pas ainsi des livres qui nous grandissent. » (Louis Nucéra, Valeurs actuelles, 26 octobre 1996.)

« Un Goncourt qui se lit avec passion. Soixante huit ans après. » (Bernard Frank, Nouvel Observateur, 9 avril 1998)

« C’est un livre vrai, authentique, comme on disait en 1945, pesant son poids de vécu, comme on dit pour le moment. » (Éric Ollivier, le Figaro littéraire du 17 décembre 1998)

« Malaisie éveille, enchante, entraîne les sens du lecteur dans un univers dont les lois réelles, substantielles, profondes, ne cessent de nous échapper. » (Jacques Lacarrière, Nouvelles Clés, 1998)

« Rien n’a vieilli dans Malaisie. Ni la langue, pure, ductile, mêlant avec élégance tous les registres, ni la forme, libre, qu’on dirait "moderne" Carnet de voyage, autobiographie, essai ethnologique, philosophique, fiction, poème : Malaisie est tout cela. » (J.M. Planes, Sud-Ouest Dimanche, janvier 1999)


Pour l'ensemble de l'oeuvre de ZAO WOU KI

Pour toute l'oeuvre du Maître ZAO WOU KI

Et pour tous les autres livres de Christian Bobin, emprunts d'une si belle foi poétique.

 

 Très attaché au Creusot (Saône-et-Loire), où il est né en 1951 et vit toujours, dans une maison des environs, au coeur de la forêt, cet écrivain discret a étudié la philosophie et collaboré à la revue Milieux. Il a également été bibliothécaire et infirmier psychiatrique. Son premier texte, Lettre pourpre, paraît en 1977. C'est le début d'une oeuvre prolifique, qui compte aujourd'hui plus d'une cinquantaine de titres dont Une petite robe de fête (1991) et Le Très-Bas, consacré à saint François d'Assise, prix des Deux Magots en 1993 et Grand Prix catholique de littérature. 

 

 

 

 

 

 

 

 

Accélération : une critique sociale du temps Syndiquer le contenu

 

traduit de l'allemand par Dider Renault

 

L'expérience majeure de la modernité est celle de l'accélération. Nous le savons et l'éprouvons chaque jour : dans la société moderne, «tout devient toujours plus rapide». Or le temps a longtemps été négligé dans les analyses de la modernité au profit des processus de rationalisation ou d'individualisation. C'est pourtant le temps et son accélération qui, aux yeux de Hartmut Rosa, permettent de comprendre la dynamique de la modernité.

  • Pour ce faire, il livre dans cet ouvrage une théorie de l'accélération sociale susceptible de penser ensemble l'accélération technique (celle des transports, de la communication, etc.), l'accélération du changement social (des styles de vie, des structures familiales, des affiliations politiques et religieuses) et l'accélération du rythme de vie, qui se manifeste par une expérience de stress et de manque de temps.
  • La modernité tardive, à partir des années 1970, connaît une formidable poussée d'accélération dans ces trois dimensions. Au point qu'elle en vient à menacer le projet même de la modernité : dissolution des attentes et des identités, sentiment d'impuissance, «détemporalisation» de l'histoire et de la vie, etc. L'auteur montre que la désynchronisation des évolutions socioéconomiques et la dissolution de l'action politique font peser une grave menace sur la possibilité même du progrès social.
  • Marx et Engels affirmaient ainsi que le capitalisme contient intrinsèquement une tendance à «volatiser tout ce qui est solide et bien établi». Dans ce livre magistral, Hartmut Rosa prend toute la mesure de cette analyse pour construire une véritable «critique sociale du temps» susceptible de penser ensemble les transformations du temps, les changements sociaux et le devenir de l'individu et de son rapport au monde.

 

 

 

 

 

 

Une lecture émouvante et souriante d'un père (l'auteur ) qui sait parler de son expérience avec recul et lucidité et un humour délicieux.

OU ON VA PAPA ?  de Jean-Louis FOURNIER

 

On rit de bon cœur, émerveillés par l’humanité d’un auteur, dont l’humour pourrait pourtant sembler féroce.

 

 Jusqu’à ce jour, je n’ai jamais parlé de mes deux garçons. Pourquoi ? J’avais honte ? Peur qu’on me plaigne ?

Tout cela un peu mélangé. Je crois, surtout, que c’était pour échapper à la question terrible : « Qu’est-ce qu’ils font ? »

Aujourd’hui que le temps presse, que la fin du monde est proche et que je suis de plus en plus biodégradable, j’ai décidé de leur écrire un livre.

Pour qu’on ne les oublie pas, qu’il ne reste pas d’eux  seulement une photo sur une carte d’invalidité. Peut être pour dire mes remords. Je n’ai pas été un très bon père. Souvent, je ne les supportais pas. Avec eux, il fallait une patience d’ange, et je ne suis pas un ange.

Grâce à eux, j’ai eu des avantages sur les parents d’enfants normaux. Je n’ai pas eu de soucis avec leurs études ni leur orientation professionnelle. Nous n’avons pas eu à hésiter entre filière scientifique et filière littéraire. Pas eu à nous inquiéter de savoir ce qu’ils feraient plus tard, on a su rapidement que ce serait : rien.

Et surtout, pendant de nombreuses années, j’ai bénéficié d’une vignette automobile gratuite. Grâce à eux j’ai pu rouler dans des grosses voitures américaines.

 

Rire de ses enfants handicapés, cela pourrait sembler du plus mauvais goût !

Mais ce livre est écrit avec un tel humour, empreint de tant de tendresse, de tant d’amour, que cela dédramatise une situation pourtant source d’appréhension pour qui veut être parent..

Jean Louis Fournier arrive à prendre de la distance avec ce qu’on considère en général comme un drame.

Présenté comme une succession de sketches, il tourne en dérision par de petites phrases incisives, de multiples petits moments pourtant graves.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour cette merveilleuse poétique orientale.

 les racines de ce livre se trouvent à l'Abbaye de Royaumont dans l'Oise

l'auteur y ayant séjourné en Résidence

 

 

François Cheng de l'Académie Française.

"l'éternité n'est pas de trop"

 

Un roman d'envoûtement et de vérité, récit d'une passion - celle d'un Tristan et Iseult chinois, avec ses codes et ses interdits aussi précis que stricts - qui n'est pas seulement affaire de coeur et des sens, mais engage toute la dimension spirituelle de l'être, ouvrant sur le mystère de l'univers et le transfigurant.

L'éternité n'est pas de trop

Au XVIIe siècle, à la fin de la dynastie Ming - époque de bouillonnement et de bouleversement, où l'Occident même était présent avec la venue des premiers missionnaires jésuites en Chine -, dans un monastère de haute montagne, un homme qui n'a pas encore prononcé ses voeux se décide à quitter ce lieu de paix et de silence pour retrouver, trente ans plus tard, la seule femme qu'il ait jamais aimée.

 

 

 

 

 


Traducteur exemplaire, essayiste d'une grande délicatesse, particulièrement voué à l'espace de la calligraphie et de la peinture chinoises, romancier intuitif et profond, François Cheng a également développé une œuvre de poète qui le révèle tel qu'en lui-même : discret, pudique, attentif aux mouvements des choses, des êtres et du temps. Cette anthologie poétique, la première composée par l'auteur de L'éternité n'est pas de trop, incite à un partage qui délivre, propose un parcours lucide qui se veut à la fois serein et alerté. Tous les poèmes rassemblés par François Cheng ressemblent à des instants fragiles, des envols à peine notés, des méditations légères. Avec eux, le fugace, l'impermanent peuvent devenir des alliés, des amis bénéfiques et transitoires, même si rien ne peut les empêcher de passer. Sans oublier qu'il est toujours un viatique pour les obstacles qui restent à franchir, pour la route qui reste à inventer, pour la beauté qui reste à capter en chacune de ses incarnations, en chacune de ses métamorphoses.

 

 

 

 

 

 

LE JARDIN DE ROSES

Le sheikh Muslihuddin Saadi Shirazi fut, dans le florissant Xllle siècle de Bagdad, l'un des maîtres soufis les plus célèbres et les plus respectés. Son enseignement, né de la plus pure tradition et enrichi par l'expérience de multiples voyages (de la Chine au Maroc, de la Turquie à l'Abyssinie), demeure l'un des joyaux de la mystique persane médiévale. Le Gulistan, ou jardin de roses, est son oeuvre majeure. Cette somme philosophique en vers et en prose poétique, écrite dans un style tour à tour naïf, lyrique, tendre et parfois même humoristique, initie le lecteur à une perception plus fine de la réalité. Derrière la sensualité apparente de la forme et au-delà de l'allégorie, se dévoile peu à peu la nature profonde, le « zat » de tout être et de toute chose, dont la connaissance est l'essence même de l'éveil spirituel.

 

 

 

 

 


 

LE JARDIN DES FRUITS

 

 

'Le tumultueux torrent qui descend des montagnes va se perdre dans les ravins, mais la plus modeste goutte de rosée est aspirée par le soleil qui l'élève jusqu'aux étoiles'. 'Comme une montagne solitaire, vis dans la retraite, dans le recueillement, et ton front touchera le ciel, comme la cime de la montagne'. 'Laissons nos coeurs éclater d'amour et levons nos mains vers le ciel, car, bientôt, nos cœurs ne battront plus, et la terre, de tout son poids, pèsera sur nos mains'. 
Cueillez avec bonheur les fruits du jardin de Saâdi. Le Jardin des fruits est un recueil d'une soixantaine d'histoires moralesd'une grande finesse, qui contient aussi sentences et prières. Ces courtes histoires, souvent drôles, ont pour la plupart une dimension morale ou sociale. Elles constituent autant d'occasions d'apprendre à se comporter dans des situations problématiques de l'existence, et de sortir moralement grandi de ses mésaventures. 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une écriture à nulle autre pareille, déroutante et prenante.

 

Critique/Presse :

Ce livre a la pureté lisse d'une pierre de fleuve. Les images y coulent comme un courant. Puissantes et évidentes, elles charrient l'imagination troublante d'Erri de Luca. Troublante de précision : on y entend des bras de femmes claquer aux balcons, on y sent l'air flétri d'une cuisine, on reconnaît le mimosa qui poudre les mains de qui le caresse. Troublante d'universalité aussi : ce sont "des arbres qui chassent des pollens, des femmes qui attendent une rupture des eaux, un garçon qui étudie un vers de Dante", toutes choses qui habitent cet Italien qui revient dans son pays après avoir passé toute sa vie en Argentine pour y suivre la femme qui lui était destinée. À cinquante ans, et son grand amour disparu, il devient jardinier et se laisse séduire par la superbe Laila avec qui il file un amour rieur. En lui est la sagesse de jouir de ces autres vies qui s'ouvrent à lui. Même s'il comprend que la fin n'est pas si loin, il éprouve jusqu'au fond de son âme qu'il n'a rien à demander au temps : "Demain, et que sais-je de demain ? Ici, il y a tout l'aujourd'hui qu'il faut." 

Erri de Luca est un auteur de la matière, du sacré et du tellurique. Ses livres sont empreints de ce souffle à la fois universel et singulier qui fait de cet écrivain napolitain l'un des plus importants de sa génération, traduit dans de nombreux pays. Citons Acide, Arc-en-ciel, Un nuage comme tapis. --Laure Anciel

 

 

 

 

 


Quand un "Haïku" de quelques syllabes suffit à décrire l’innommable conséquence du progrès.

collectif d'écrits de Haïkus

L'ouvrage est coordonné et préfacé par Seegan Mabesoone, qui assure également la traduction des textes en japonais. Seegan Mabesoone est le nom de plume de Laurent Mabesoone. Mabesoone est un poète de haïku, romancier, essayiste et comparatiste français s'exprimant en langue japonaise, né en 1968. Il est titulaire d'un DEA en littérature japonaise (Université Paris VII) et d'un doctorat en littérature comparée (Université Waseda, Tokyo) et enseigne actuellement la littérature comparée à l'Université Jûmonji de Tokyo et l'Université Shinshu. Il vit au Japon, à Nagano depuis 1996. Il a publié, entre autres, quatre recueils de haïkus (dont « Sora aosugite », Prix Setsuryôsha (So Sakon) 2002), un ouvrage de recherche (« Shi toshite no haikai, haikai toshite no shi », Nagata shobô, 2004 these de doctorat), un recueil de haïbun (« Issa to wain », Kadokawa shoten, 2006), une biographie de Kobayashi Issa sous l'angle de l'écologie (« Edo no ekorojisuto Issa », Kadokawa shoten, 2010).Il a créé en 2004 le cercle de poètes de haïku Seegan kukaï, qui se réunit régulièrement à Nagano et à Nagareyama (Chiba). Il est aussi un des initiateurs du mouvement du « ruban jaune anti-nucléaire » au Japon.

 

 

 

 

Un témoignage rare et intense de Tsutomu Yamaguchi,irradié à Hiroshima et Nagasaki en 1945. Poésie d'origine japonaise, " Tankas"

LE CAMPHRIER IRRADIE de TSUTOMU YAMAGUCHI

 

 

Début mai 1945, Tsutomu Yamaguchi (1916-2010), est envoyé sur le chantier naval d’Hiroshima, laissant son jeune fils et son épouse à Nagasaki. Au matin du 6 août, sa vie bascule, et le lendemain, malgré ses graves brûlures, il prend le dernier train pour Nagasaki. Il y arrive le 8 août aux alentours de midi. Le 9, il est au bureau, entouré de ses collègues quand jaillit un éclair qu'il reconnaît être semblable à celui d'Hiroshima.
Seul Japonais officiellement reconnu comme double atomisé, il éprouve le devoir et la responsabilité de témoigner pour prévenir l’humanité des dangers des bombes atomiques.

Pendant cinquante ans
j’ai survécu, atomisé,
à ce monde de rosée –
Je formule sans cesse des vœux
pour une Terre dénucléarisée 


 

 

 


Une poétique singulière...

 « Quand le crépuscule tombera sur la terre et sur la mer

Des roussettes voleront dans l’air du soir
La nuit venue je m’étendrai sous les étoiles

 

La grande Voie presque à portée de mes pieds
Et j’écouterai les longues annales de la houle

 Tandis que des tortues sans âge se traîneront sur la plage. » (Equatoriales)

 

 

Kenneth White naît à Glasgow en Ecosse juste avant la seconde guerre mondiale. Il fait ses études de lettres françaises et allemandes, de lettres latines ainsi que de philosophie à l'université de Glasgow. Grand lecteur, il se passionne pour Ovide, Rimbaud, Hölderlin, Nietzsche. Refonder radicalement notre culture, tel est, résumé d'une manière assez lapidaire, le dessein de poète, de théoricien de la « géopoétique », d'auteur de récits qu'est Kenneth White. Kenneth White, a écrit plus de trente livres en anglais et en français depuis Les Limbes incandescents (1976). Nous pouvons les classer en récits : Le rodeur des confins (Albin Michel 2006), poésie : Mahamudra, le grand geste(Mercure de France, 1979), Le passage extérieur (Mercure de France, édition bilingue, 2005) et Un monde ouvert : anthologie personnelle dans la prestigieuse collection Poésie/Gallimard en 2007. 

 

 

 

 

 

Voici une trentaine de " Tankas" , poésie d'origine Japonaise, à découvrir aux "Editions du Tanka Francophone"

 TES MAINS ME DECOUVRENT de Claudia Coutu Radmore

 

 

Ce petit livre modeste nous surprend par sa franchise et son intensité. Tes mains me découvrent est une collection de trente-trois tankas qui explorent l’amour, durant une rencontre au hasard. Cette écrivaine canadienne nous parle de sa traversée à New York.

 

 

ET DECOUVRIR LES " EDITIONS DU TANKA FRANCOPHONE ", 

autre forme d'écriture de la poésie d'origine Japonaise.

 

 

 

 

 

 

Après "le cœur cousu" , voici le second titre d'une auteur capable d'inviter le lecteur dans un univers entre songe , cruauté , sensualité et lyrisme.

 DU DOMAINE DES MURMURES de  CAROLE MARTINEZ


En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire «oui» : elle veut faire respecter son vœu de s'offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux. Mais elle ne se doute pas de ce qui est entré avec elle dans sa tombe... 
Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait, Esclarmonde se retrouve au carrefour des vivants et des morts. Depuis son réduit, elle soufflera sa volonté sur le fief de son père et ce souffle l'entraînera jusqu'en Terre sainte. 
Carole Martinez donne ici libre cours à la puissance poétique de son imagination et nous fait vivre une expérience à la fois mystique et charnelle, à la lisière du songe. Elle nous emporte dans son univers si singulier, rêveur et cruel, plein d'une sensualité prenante.

 

 

 

Une oeuvre majeure au carrefour de l'histoire, de l'émergence de la psychothérapie du vingtième siècle et d'un parcours de femme bouleversant.

« La vie est pleine de sens dans son absurdité »

 

De 1941 à 1943, à Amsterdam, une jeune femme juive de vingt-sept ans tient un journal. Le résultat : un document extraordinaire, tant par la qualité littéraire que par la foi qui en émane. Une foi indéfectible en l'homme alors qu'il accomplit ses plus noirs méfaits. Car si ces années de guerre voient l'extermination des Juifs en Europe, elles sont pour Etty des années de développement personnel et de libération spirituelle. Celle qui note, en 1942, " Je sais déjà tout. Et pourtant je considère cette vie belle et riche de sens. A chaque instant. ", trouve sa morale propre et la justification de son existence dans l'affirmation d'un altruisme absolu. Partie le 7 septembre 1943 du camp de transit de Westerbork, d'où elle envoie d'admirables lettres à ses amis d'Amsterdam, Etty Hillesum meurt à Auschwitz le 30 novembre de la même année.

 

 

 

 

 

 

 

      LE CAS EDUARD EINSTEIN de LAURENT SEKSIK (écrivain et médecin)

 

 Prêtant sa voix à Eduard, le fils d'Albert Einstein interné dès l'âge de 19 ans en clinique psychiatrique, L. Seksik dévoile un drame familial et la part d'ombre d'un savant au coeur des troubles internationaux des années 1930.

 

        Ce livre apréhende ce que représente la maladie spychique pour le malade et son entourage avec justesse et une grande finesse psychologique.

 

Albert Einstein disait :

« Mon fils est le seul problème qui demeure sans solution » 

 

 

 

 

 


Quand un philosophe porte un regard étonnant sur les chemins du corps.

LE METIER D'HOMME D'ALEXANDRE JOLLIEN

 

Voilà un petit livre. Court, mais essentiel. À la limite de la philosophie. Alexandre Jollien est "anormal". Voire, aux yeux de certains, "un débile". Quel débile… La parole fonctionne au ralenti mais l'esprit est bien là, vivant, incisif. Plus humain que jamais. Que personne. Le "métier d'homme" ne consisterait-il pas à "éviter la blessure engendrée par des considérations trop hâtives, de s'astreindre au moins à regarder mieux, autrement… Avec dépouillement". Une chose est sûre : handicapé ou pas, nous avons tous à apprendre de ce concentré d'humanisme et d'intelligence. Qu'est-ce qu'un homme ? Comment vit-on ? Comment est-on heureux ? qu'est-ce qui fait la Vie ? Quel regard portons-nous sur l'autre, le différent, le pas-comme-nous ? Le miroir de nous-même ? Peut-on apprendre à vivre, malgré nos incapacités ? Jollien parle de lui-même, évidemment. De sa souffrance face au regard des autres. Mais le sujet est universel. Un homme est un homme, même sur une chaise roulante et avec les gestes imprécis. La définition du bonheur serait trop simple si elle se contentait d'un corps qui marche et d'une tête qui fonctionne… Ni misérabiliste (bien au contraire), ni catégorique, ni donneur de leçon, ce Métier d'homme est une réflexion juste, sensible et subtile sur nos différences et notre positionnement face au monde. Sur ce "supplément d'âme" propre à l'homme en général. Le talent d'Alexandre Jollien mérite qu'on s'attarde sur ce court livre au style direct, efficace et, malgré tout, poétique. On a à apprendre des autres. Ce n'est pas nouveau mais c'est essentiel.

 

 

 

 

 

 

MEME LE SILENCE A UNE FIN  

d'Ingrid BETANCOURT

« Enchaînée par le cou à un arbre, privée de toute liberté, celle de bouger, de s'asseoir, de se lever ; celle de parler ou de se taire ; celle de boire ou de manger ; et même la plus élémentaire, celle d'assouvir les besoins de son corps... J'ai pris conscience - après de longues années - que l'on garde tout de même la plus précieuse de toutes, la liberté que personne ne peut jamais vous ôter : celle de décider qui l'on veut être. »

Même le silence a une fin raconte les six ans et demi de captivité d'Ingrid Betancourt dans la jungle colombienne aux mains des FARC. Récit intime d'une aventure qui ne ressemble à aucune autre, voyage hanté, palpitant du début à la fin, c'est aussi une méditation sur la condition des damnés - et sur ce qui fonde la nature humaine.

 

 

 

 


quand un auteur invite le lecteur à lire au delà des apparences..."la rêveuse d'Ostende"

Pour guérir d’une rupture sentimentale, un écrivain se réfugie à Ostende, ville endormie face à la mer du nord. Sa logeuse, la solitaire Anna Van A., vit dans le temps suspendu de l’imaginaire, quand elle déroulera l’étrange histoire de sa vie, l’écrivain y lira l’amour le plus passionné gardé en secret jusqu’à la mort.

Eric Emmanuel Schmitt nous présente ici cinq histoires surprenantes avec le même fil conducteur, à savoir l'imagination et la place qu'elle tien dans notre vie de tous les jours. Chacun des personnages évoqués dans ces nouvelles en apportent la preuve.